Ici, la roche calcaire est partout présente. Tendre, facile à extraire et à façonner, non gélive, elle était déjà exploitée par les Romains et aujourd’hui on trouve encore de nombreuses carrières dans la région.

Sous le nom récent de « Village des bories » existe, à 1,5 km à l’ouest de Gordes (Vaucluse), un ancien groupement d’une vingtaine de cabanes en pierre sèche (montées sans mortier) à vocation agricole et à usage principalement saisonnier, constitué depuis trois décennies en musée de plein air.

Mais la pierre qui identifie le mieux le paysage lithique des Monts de Vaucluse, et de Gordes en particulier, c’est le modeste matériau d’épierrage extrait des champs.

Les hommes ont fait un usage exclusif de cette pierre bon marché, inépuisable, ne nécessitant aucun transport et accessible à tous pour élever sur les versants de la montagne du Luberon et des Monts de Vaucluse des milliers de constructions en pierre sèche, constructions qui ont demandé un dur labeur,  patience et  main d’œuvre abondante.

Ce  patrimoine bâti riche et varié participe à l’identité de notre paysage : clapas (amas de pierres en bordure des champs), restanques (terrasses), murs de soutènement, enclos, murs délimitant les champs ou encadrant sur des kilomètres des chemins, aiguiers, « apiès » ou murs à abeilles, cabanes ou bories.
La campagne gordienne abrite encore de nombreux et magnifiques témoins de cette architecture en sursis.

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